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07 Sep

Paix verte, colère rouge ! (l'intégrale)

Publié par Lilith  - Catégories :  #Paix verte colère rouge !, #intégral

Voilà nous sommes le week-end et c'est la fin de notre semaine littéraire. C'est donc aujourd'hui que se finit cette histoire vampirique. Pour te remettre dans le bain je t'ai mis l'intégrale mais si tu veux tu peux toujours aller directement à la dernière partie. Et si tu es comme moi et que tu détestes lire sur écran (les liseuses c'est vraiment pas mon truc. J'aime feuilleter, toucher, sniffer (je suis une grande sniffeuse de bouquins tu savais pas) les livres) tu peux directement télécharger cette nouvelle, tout en bas de l'article, pour pouvoir l'imprimer et ainsi la lire dans le bus, métro, train, mais pas dans la voiture parce que tu pourrais avoir un accident et lire quand on est passager ça donne mal à la tête (c'est ce qu'on m'a toujours dit).

 

 

 

"Les soirées sont toujours plus belles en hiver. Voir un coucher de soleil n'a pas de prix et il m'arrive de regarder à travers le bois des stores ce spectacle magnifique, malgré la douleur...

 

Je m'appelle Naël, et cela fait maintenant 2 ans jour pour jour que je ne peux plus admirer les couleurs chatoyantes du jour qui se lève. Par contre je n'hésite pas à lui dire au revoir chaque soir.

 

Je revenais d'une semaine au bord de mer à nettoyer les oiseaux pétrolés par ces putains de dégazages en pleine mer. Cette année-là, nous n'avions pu sauver qu'un tiers des oiseaux. Les autres avaient ingurgité trop d'hydrocarbures. Ce fut une longue semaine à ne dormir que trois heures par nuit.

Je rentrais alors par le train de 23 heures. Il n'y avait pratiquement personne dans les compartiments. J'ai préféré choisir celui où un homme comatait sur l'un des sièges au lieu de me retrouver seul. Je pensais ainsi avoir un peu de compagnie et que si par hasard il me venait l'envie de dormir, ce dernier serait là pour veiller sur mon sac.

 

Cela peut paraître étrange à première vue, mais c'est ce simple choix qui fit basculer ma vie...

 

Ho, je me suis bien endormi. Trop bien même. C'est une vive douleur à l'avant bras droit qui me réveilla. L'homme que je trouvais jusqu'à présent très sympathique était en train d'aspirer ma vie à petites gorgées. J'ai bien essayé de crier mais rien ne sortait de ma gorge. Bouger ? Impossible !

J'ai tout de suite pensé à une injection de substance paralysante. Mon compagnon de voyage était sans doute fétichiste des avant-bras. Mais c'est lorsqu'il leva la tête que je compris ce qui m'arrivait.

 

Personne n'en parle excepté sous forme d'humour. On en voit dans les films mais le terme "Science fiction" enlève d’emblée la possibilité que ce soit réel. Quand celui qui se nommait Jacob leva la tête, son sourire m'en dit plus sur sa vraie nature que tout ce qu'il aurait pu me raconter durant des heures.

Un vampire... Un vampire venait de me mordre ! Est-ce que j'allais mourir ? J'avais une femme ! Une vie ! Un chien ! En plus je ne pouvais pas rater la réunion de Greenpeace sur l'"ultimatum climatique" de la semaine prochaine !

Après s'être nourri de moi avec un sourire de délectation Jacob ouvrit ma bouche et me fit boire quelques gouttes de son sang... de mon sang.

Ne pouvant plus résister et pensant de toute façon que ma fin était venue je laissais un voile noir se refermer sur moi.

Mais c'est une autre sorte de faim qui m'attendait alors...

 

*

 

Je me suis réveillé dans un lit aux draps de satin rouge dans une chambre où tous les volets avaient été fermés. Jacob était assis dans un fauteuil dans le coin de la pièce dévorée par la pénombre.

Il y lisait paisiblement. Enfin c'est ce que je pensais.

 

La chambre était trop chic pour un homme qui se balade en jean déchiré et tee-shirt crasseux. Je n'avais pas tout de suite remarqué l'état de délabrement de ses vêtements. D'ailleurs dans le train qui aurait dû me servir de cercueil je le trouvait habillé d'une manière plus que classique., mais pour je ne sais quelle raison son apparence au moment de mon réveil ressemblait fort à celle d'un homme de la rue...

Le sol était recouvert d'un joli parquet en bois ciré, où l'on trouvait, gracieusement disposés quelques tapis persans de bonne qualité. Deux ou trois tableaux d'artistes décoraient les murs et une coiffeuse ancienne était installée non loin du lit.

Au niveau du mur qui me faisait face, trois portes étaient là dont deux ouvertes où il était facile de reconnaitre un dressing et une salle de bain. La troisième devait donc être, par déduction, celle donnant sur le reste de la maison.

 

Jacob vit que j'étais réveillé. Il posa son livre et se dirigea vers moi. Il s'assit sur le lit, en me précisant de ne pas bouger car les premières heures peuvent être douloureuses. Ensuite il me raconta, comme si de rien n'était, qu'il était artiste et qu'en tant que tel il voulait créer. Mais pour lui la création était bien plus que le simple fait de peindre un tableau ou de sculpter. Il voulait dépasser ces limites humaines, créer de la chair, me créer.

Il était là, en face de moi, me parlant comme l'on discute avec un ami de longue date alors qu'il venait de me vider littéralement de mon sang et que nous ne nous étions rencontré que quelques heures auparavant... Mais comme il le soulignait si bien lui-même, nous étions désormais plus proche que des amants...

Et maintenant, grâce à moi, il était en train de vivre son art.

 

Il m’expliqua que j'aurais besoin de rapidement me nourrir de sang. Que ce soit celui des animaux ou des hommes, cela ne faisait aucune différence tout comme le fait qu'ils soient morts ou vivants. Le soleil était devenu mon pire ennemi, mais contrairement à ce que l'on peut voir dans les films, il ne m'enflammerait pas d'un coup si je m'y exposais, par contre au bout d'une heure je ressemblerais à un crapaud écrasé depuis bien longtemps. Du genre de ceux qu'on a laissés sur le bord de la route par une canicule d'été.

 

Puis, il me remercia tout simplement, me dit qu'il avait noté mon adresse en fouillant dans mon portefeuille pour pouvoir me rendre visite et ainsi voir ce que la mort avait fait de sa sculpture humaine, et il partit... en précisant de ne pas vomir dans le lit et de ne pas m'éterniser trop longtemps car la maison n'était pas à lui et que les propriétaires allaient rentrer dans les prochains jours.

 

Je ne savais pas ce que j'allais devenir. Je savais juste qu'il fallait que je rentre chez moi : ma femme était partie en voyage et ne rentrerait pas avant une semaine, je devais nourrir Fifi notre chienne pour ne pas que la pauvre bête meure de faim. Sans oublier notre chat, mais lui pouvait se débrouiller contrairement à elle.

 

J'avais d'ailleurs moi même très faim...

 

**

 

Fifi était là, bien sagement couchée dans son panier. Quand elle me vit rentrer elle ne pensa qu'à me faire la fête pour me souhaiter la bienvenue pendant que moi je ne me focalisais que sur une seul chose : le battement de son pouls.

Trouver du sang ! Il me fallait trouver du sang !


Je sortis tout ce qui se trouvait dans le frigo. Pour mon plus grand désespoir, en tant qu'ex végétarien je me rendis rapidement compte que mon réfrigérateur manquait sérieusement d'hémoglobine et j'y trouvais en tout et pour tout 2 kilos de tofu dont Claire raffolait, et des steaks de soja.

La douleur se faisait de plus en plus présente et j'étais sur le point de passer l'éponge sur ma vie entière en allant m'installer dans une chaise longue au milieu de mon triste jardin à attendre le lever du soleil lorsque mon chat, Schrödinger, vint m'offrir un bon gros rat mort qu'il avait attrapé dans notre cave. Je fis, pour je ne sais quelle raison, une rapide prière pour la pauvre bête avant de la dépecer à toute vitesse et de l’essorer comme une vulgaire serpillière. En tout je pus en extraire un demi verre. Malgré la soif qui me rongeait, j'enterrais l'animal devenu méconnaissable en le remerciant de son sacrifice et je bus, non sans dégoût son liquide vital à petite gorgée...

 

Cette routine s’installa jusqu'au retour de Claire. Le fait que nous étions en hiver m'a par ailleurs bien aidé : je pouvais participer aux réunions nocturnes des différents organismes au sein desquels nous étions membres ma femme et moi. C'est à ce moment là que je me suis plus fortement impliqué dans une association s'occupant de la réinsertion des animaux de laboratoire dans différentes familles. Grâce à cela, je fus en contact avec des labos s'occupant d'expériences concernant les piqures de moustiques.

J'avais réussi à récupérer la clef du bâtiment, de sorte que je pouvais m'y glisser la nuit afin de récupérer les dits moustiques une fois leur repas pris, sans que personne ne remarque quoi que ce soit.

L'un des soucis de ce système, et non des moindres, réside dans le fait qu'à 2,5 millilitres par moustique, il m'en fallait plus d'une centaine pour remplir un verre. Et ces petites bêtes là sont très coriaces !

 

Des soirs, je ressortais avec moins de sang dans le corps que ce que j'avais pu récupérer pendant près de quatre heures de chasse acharnée. Et c'était sans compter sur les maux d'estomac. Comme tu peux t'en douter je ne pouvais pas les éclater comme on peut le faire lors d’un barbecue entre amis un soir d'été. Afin de me nourrir convenablement je devais les récupérer sans pour autant détériorer leur abdomen. J'utilisais pour cela des bombes insecticides qui avaient la fâcheuse tendance à se retrouver, même en infime quantité, dans le sang récolté. Ce qui me provoquait de violentes douleurs.

 

Schrödinger, quant à lui, me ramenait toujours un ou deux rats par jour et en récompense ce vieux compagnon recevait un bonne grosse boite de thon. J'avais donc une dose de nourriture journalière suffisante pour survivre, quoique frugale, mais cela me permettait de tenir le coup sans pour autant me jeter sur la première personne passant à ma portée.

Ma faim restait constante mais gérable.

 

Jacob était passé me voir, une nuit. Il avait des yeux pleins de fierté en m'apprenant que, depuis ma création, il avait fait deux autres vampires. Ceux-là par contre s'amusaient à vider de leur sang au moins une personne par nuit.

Il ne comprenait pas ma façon de me nourrir, il trouvait cela à la fois idiot et intriguant. Refusant de vouloir être pris pour un sujet d'analyse, je haussais fortement le ton afin de lui faire comprendre que je me débrouillais très bien sans lui jusqu'à maintenant et qu'il en serait de même s'il avait la gentillesse de ne plus jamais me rendre visite. Il quitta ainsi ma maison en me précisant bien que je ne pourrait pas vivre indéfiniment de cette manière.

Une fois seul, je repris tranquillement ma mort avec, toujours, cette faim incessante... Du moins, jusqu'à ce jour que je ne me pardonnerai jamais...

 

***

 

Avec cette nouvelle vie nocturne que je mettais sur le dos des réunions pour ne pas attirer l'attention de mes proches, je ne voyais plus vraiment ma femme, Claire. Elle rentrait alors que j'étais déjà parti ou bien était en voyage d'affaires à cause de son nouveau poste de directrice de projet ayant pour but de sauvegarder les populations aborigènes de la forêt amazonienne.

Mais, ne faisant pas partie des couples fusionnels, cela ne nous dérangeait que moyennement il faut bien l'avouer. Jusqu'au jour où, plus mon plus grand désespoir, elle me fit la surprise de rentrer plus tôt...

 

C'était deux ou trois mois après mon changement d'état. Il était 20h30 et j'étais sur le point de partir au labo, la faim au ventre. Quand je sentis cette agréable odeur me titiller les narines... Cela faisait deux jours que je la sentais en passant près de la cuisine mais jamais aussi fortement. Je ne savais pas d'où cela pouvait bien provenir, mais je n'avais qu'une seule envie : trouver la source et la déguster ! J'avais pourtant cherché partout mais je dû me rendre à l'évidence que si mon sens de l'odorat c'était développé depuis quelques mois, mon instinct de chasseur était plus que médiocre.

 

Claire passa la porte, et bizarrement l'odeur se fit plus intense. Elle m'embrassa et je ne pus me retenir de l’embrasser à mon tour, de sentir son cou sur mes lèvres, cette chaleur...

Il ne fallait pas que je la morde, c'était ma femme, il ne le fallait pas !

Claire m’arrêta dans mon élan pour me dire qu'elle était désolée mais que ce ne serait pas possible, que cette semaine était fériée. Mais je ne pus me résigner à ne pas continuer cette danse des ombres, je me fichais éperdument de ce qu'elle pouvait bien me raconter. De toute façon je n'y comprenais rien.

Je la serrai de plus en plus fort. Sa voix continuait à me parler... à hurler... de plus en plus lointaine. Jusqu'au moment où elle disparut tout comme la faim qui tiraillait mes entrailles depuis si longtemps... Je la lâchai. Elle tomba. Morte.

J'avais tué ma femme ! Et cette odeur était toujours là ! J'essayai de la ranimer et même de la transformer en lui donnant de mon sang. Mieux vaut être mort-vivant que mort tout court ! Enfin c'est ce que je pensais à ce moment là. Mais rien n'y fit. Il était trop tard. Claire était morte par ma faute.

 

Je passai la nuit à coté de son corps sur le carrelage de la cuisine, l'âme humide. La journée suivante je décidai de la laver car elle était recouverte des tâches de sang que j'avais faites. Il faut dire qu'à l'époque je ne me nourrissais pas très proprement. Je lui mis sa plus jolie robe, la bleue, pour l'enterrer dans notre jardin une fois le soleil couché. C'est dans la baignoire que je compris d’où venait l'odeur et ce que ma femme avait voulu dire lorsqu'elle essayait en vain de m'expliquer qu'elle était "fériée" : elle avait ses règles ! J'avais tué ma femme à cause de ses règles !

 

Une fois la nuit tombée je sortis pour creuser un trou sous le chêne de notre jardin où elle aimait tant s'assoupir. J'y installai un drap en satin rose et je la pris dans mes bras une dernière fois avant de l'y déposer...

 

Cette nuit-là fut l'une des plus longues de mon existence. Je voulais partir. Quitter cette maison où j'avais aspiré le dernier souffle de ma bien aimé. Je passai la nuit sur internet à chercher un lieu où me rendre. Un lieu où je serais utile à l'Homme et aux animaux qui peuplent cette terre. Où je ne ferais de mal à personne.

 

*****

 

Mon choix se porta sur une mission en Afrique dans la région du Timbavati. Les gens ne sont que très peu conscients de la rareté des lions blancs. Ces pauvres animaux devraient être considérés comme une sous-espèce de la famille des lions. Bref...

Pour cette raison j'ai rejoint l'organisme "The Global White Lion Protection Trust". Ils avaient besoin de personnes pour suivre les lions durant leurs sorties nocturnes et moi je ne pensais qu'à m'échapper de tout ce qui pouvait me rappeler Claire.

 

Je choisis de prendre le bateau jusqu'au Mozambique en prétextant une phobie des transports aériens. Pour préparer ce voyage, j'avais passé mes nuits sur les routes de campagne à la recherche d'animaux morts, percutés par des voitures.

Ce système fut bien plus concluant que celui des moustiques du labo. Et je pus ainsi me faire une petite réserve. Pour ne pas me faire prendre par les douanes j'avais bricolé un double fond pas très épais dans mes deux valises ainsi que dans mon sac à dos.

Le voyage se passa sans encombre et, une fois arrivé sur place, le reste du trajet se fit en bus de nuit.

 

Cela faisait 8 mois que j'avais été transformé. Jacob était passé une autre fois à l'improviste mais ma colère était plus forte que son envie de contempler son « œuvre » et il repartit en me faisant la promesse de ne plus jamais revenir. De toute façon, il avait maintenant assez de "cobayes" pour pouvoir se passer de moi. Bon débarras !

 

Ma mission dura dix huit autres mois. Durant cette période je me rendis plus que compte de l'état de notre planète.

Tu sais... J'en ai vu des braconniers! Des chasseurs d'ivoire ! Chaque semaine nous découvrions au moins un cadavre d’éléphant mutilé ou bien décapité. J'avais réussi à contrôler mes pulsions nutritives depuis la mort de ma très chère Claire, et, en me nourrissant correctement, j'arrivais à rester de marbre devant ce spectacle. Quoi qu'au font de moi je me demandais s'il ne faudrait pas mieux que je me nourrisse de gens de leur espèce.

 

Sache que selon l’ONG "International Fund for Animal Welfare", près d'une centaine d'éléphants meurent par jour sur le continent africain ! Mais je m'égare...

 

Mon travail consistait à suivre les lions blancs de nuit afin de connaitre leurs habitudes nocturnes. Il nous arrivait également de leur mettre une puce électronique pour les retrouver en cas de longues absences.

Durant les mois d'été nous travaillions de 20 heures à 3 heures du matin, tandis qu'en hiver les missions se faisaient plus rares et souvent nous sortions de 23 heures à 4 heures. Ces horaires me permettaient de sortir seul dans la savane une à deux heures par nuit.

Je parcourais la brousse à la recherche de cadavres d'animaux laissés là par les charognards. Je me surprenais même à certains moment à avoir des pensées assez sanglantes mais on ne peut plus nutritives concernant les braconniers. A plusieurs reprises je dus me battre avec un groupe de hyènes.

Heureusement que mon nouveau statut me permet de courir relativement vite et de guérir dix à vingt fois plus vite qu'un humain à sang chaud. Les hyènes sont des animaux très dangereux. La pression exercée par certaines prémolaires de hyène est de trois tonnes au centimètre carré ! Mieux vaut ne pas tenter l'expérience...

Quoi qu'il en soit, je n'ai pas eu à les affronter souvent. Cela n'a dû arriver que deux ou trois fois car la plupart du temps les animaux avaient peur en me voyant arriver sur ma moto.

 

Ce fut un séjour où j'appris à communier avec la Nature. Concernant ma condition de vampire, je disais à mes compagnons de combat que j'étais atteint d'une espèce d'allergie au soleil, appelée porphyrie, ce qui fait qu'ils comprenaient tout à fait que je ne sorte pas le jour dans ce pays où le soleil ne se cache que rarement.

Je passais donc mes nuits à observer les lions blancs et à chasser les cadavres de leurs proies afin de récupérer le plus de sang possible pour ma survie.

 

Mais ce n'est pas pour autant que je passais mes journées à dormir. Je participais à des vidéo-conférences avec Greenpeace dont j'étais devenu un membre des plus actifs. D'ailleurs je supervisais deux projets pour eux. Le premier était une sorte de continuité de ce que Claire avait commencé. Je le faisais en grande partie pour honorer sa mémoire. Il consistait à stopper définitivement la déforestation en Amazonie dans les zones encore vierges.

Le second, quant à lui, essayait de faire en sorte de supprimer la commercialisation de la chair de baleine au Japon. Malheureusement, aucun de ces projets ne nous contenta. Ni ceux-là ni ceux des autres groupes...

C'est pour cela que je suis rentré, que j'ai récupéré Fifi et Schrödinger chez un ami où je les avais laissés et qu'après avoir longuement réfléchi je vous ai trouvés....

 

*****

Ho, ne crois pas que c'était un coup de tête ou une pulsion de ma part. J'y ai longuement réfléchi. La terre se meurt et en tant qu'immortel je me dois de la protéger de toutes menaces. Autrement, qu'adviendrait-il de moi... de nous.

En plus il nous faut nous nourrir et ma triste expérience m'a montré que les animaux morts ne sont qu'une faible source de nourriture. Il nous faut quelques chose de plus consistant. D'ailleurs... je ne te l'ai pas avoué avant mais je n'étais végétarien que par conviction. J'adore la viande, et bleue de préférence.

Mais attention il faudra faire le tri, je ne veux pas que des innocents fassent parties des dommages collatéraux de la guerre invisible qui s'annonce.

 

J'ai pris des billets pour l'Irak afin que l'on puisse se nourrir convenablement. Un cadavre reste un cadavre et une fois mort il n'existe plus aucune difference entre les hommes.

Vous serez les premiers soldats de mon armée. Celle qui sauvera la terre de l’Homme, de son égoïsme et de sa cupidité. Buvez car ceci est mon sang livré pour vous ! Et montrons aux hommes que les vampires peuvent être plus humains qu'eux."

 

Naël tendit son poignet ensanglanté à l'homme qui gisait parmi onze autres corps à peine rattachés à la vie, au milieu de son salon..."

 

Paix verte, colère rouge ! (l'intégrale)

Maintenant j'aimerai bien que tu me donnes ton avis qu'il soit positif ou négatif parce que critiquer ça fait toujours avancer ! Et en plus je rime.

 

Voilà, j'espère que ça t'a plut de lire cette nouvelle autant qu'à moi de la partager avec toi.

 

Je te kisse et à demain peut-être ou lundi parce que j'ai une grande nouvelle à dévoiler !

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Choupinou 22/09/2013 16:12

J'aime beaucoup l'originalité verte de ce texte.

Au delà du folklore convenu "vampiresque",on y découvre une belle allégorie des mangeurs de viande, des problèmes écologiques, éthiques que cela pose. Un héros pris dans le paradoxe de ses convictions et de sa nature profonde qui va resurgir encore plus fortement, après la rencontre de ce vampire.

C'est une idée intéressante à exploiter, elle nous sort du discours habituel et redondant qu'il n'y aura pas assez de viande pour tout le monde sans contrepartie néfastes pour l'écosystème.

Ce qui me laisse un peu sur ma faim dans ce texte, c'est que cette idée arrive comme une chute, au moment du voyage en Irak.

"Un cadavre reste un cadavre et une fois mort il n'existe plus aucune différence entre les hommes." C'est LA problématique, c'est à ce moment là qu'on en redemande, que le développement de l'idée doit exploser, que la psychologie du personnage mérite d'être explorée dans ses moindres recoins.

Il faudrait repenser le format du texte, peut être laisser moins de place aux descriptions et au caractère anecdotique de la transformation en vampire parce que le reste mérite qu'on y accorde plus de temps.

Bonne suite :D

Patrick 14/09/2013 11:28

Je suis pas en avance sur ce coup, alors je dirai que j'aime bien (les histoires de vampires c'est mon truc je suis un grand fan d'Anne Rice), le côté écolo du vampire est très original et son idée de remplacer l'humanité bien que compréhensible est un peu extrême quand même, une certaine partie en revanche...
Ensuite on pourrai trouver un manque de développement si ce n'était pas une nouvelle mais c'en est une alors la seule solution serait une suite :).
En bref, encore!

James 10/09/2013 06:40

wow, genial comme mise en bouche!
j'ai adore (meme si je trouve qu'il y avais beaucoup trop l'aspect Greenpeace que les sentiments du personnage quant a sa condition).
Me reste plus qu'a trouve le temps pour lire la suite...

Lilith 10/09/2013 07:06

C'est ça le but de la nouvelle des fois : imaginer la suite soit même. Mais peut être que d'ici quelques mois il y aura autre chose... Faut juste que je m'y colle et avec Chouquette c'est pas franchement facile.

James 10/09/2013 06:50

Noooooon.
Je croyais que le document etait justement la suite... Mais il faut la continuer cette histoire! Le lecteur merite de savoir, non? :(

Lilith 10/09/2013 06:41

Y a pas de suite...