Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
05 Sep

Paix verte, colère rouge ! (part 4)

Publié par Lilith  - Catégories :  #Wolverine, #Paix verte colère rouge !, #anniversaire

Comme tu peux t'en douter l'anniversaire de Doudou s'est bien passé et il a eu un (des) joli(s) cadeaux dont un bouquet James Howlett plus communément appelé Wolverine. Il avait l'air content.

Et voici la partie 4 de notre semaine "rentrée littéraire" !

Et si tu aimes tu peux toujours liker notre page Facebook, me faire une déclaration d'amour en commentaire (parce que je sais que tu en rêves) ou encore partager avec tes amis parce que plus on est de fous plus c'est la fiesta !

Paix verte, colère rouge ! (part 4)

  

***

 

Avec cette nouvelle vie nocturne que je mettais sur le dos des réunions pour ne pas attirer l'attention de mes proches, je ne voyais plus vraiment ma femme, Claire. Elle rentrait alors que j'étais déjà parti ou bien était en voyage d'affaires à cause de son nouveau poste de directrice de projet ayant pour but de sauvegarder les populations aborigènes de la forêt amazonienne.

Mais, ne faisant pas partie des couples fusionnels, cela ne nous dérangeait que moyennement il faut bien l'avouer. Jusqu'au jour où, plus mon plus grand désespoir, elle me fit la surprise de rentrer plus tôt...

 

C'était deux ou trois mois après mon changement d'état. Il était 20h30 et j'étais sur le point de partir au labo, la faim au ventre. Quand je sentis cette agréable odeur me titiller les narines... Cela faisait deux jours que je la sentais en passant près de la cuisine mais jamais aussi fortement. Je ne savais pas d'où cela pouvait bien provenir, mais je n'avais qu'une seule envie : trouver la source et la déguster ! J'avais pourtant cherché partout mais je dû me rendre à l'évidence que si mon sens de l'odorat c'était développé depuis quelques mois, mon instinct de chasseur était plus que médiocre.

 

Claire passa la porte, et bizarrement l'odeur se fit plus intense. Elle m'embrassa et je ne pus me retenir de l’embrasser à mon tour, de sentir son cou sur mes lèvres, cette chaleur...

Il ne fallait pas que je la morde, c'était ma femme, il ne le fallait pas !

Claire m’arrêta dans mon élan pour me dire qu'elle était désolée mais que ce ne serait pas possible, que cette semaine était fériée. Mais je ne pus me résigner à ne pas continuer cette danse des ombres, je me fichais éperdument de ce qu'elle pouvait bien me raconter. De toute façon je n'y comprenais rien.

Je la serrai de plus en plus fort. Sa voix continuait à me parler... à hurler... de plus en plus lointaine. Jusqu'au moment où elle disparut tout comme la faim qui tiraillait mes entrailles depuis si longtemps... Je la lâchai. Elle tomba. Morte.

J'avais tué ma femme ! Et cette odeur était toujours là ! J'essayai de la ranimer et même de la transformer en lui donnant de mon sang. Mieux vaut être mort-vivant que mort tout court ! Enfin c'est ce que je pensais à ce moment là. Mais rien n'y fit. Il était trop tard. Claire était morte par ma faute.

 

Je passai la nuit à coté de son corps sur le carrelage de la cuisine, l'âme humide. La journée suivante je décidai de la laver car elle était recouverte des tâches de sang que j'avais faites. Il faut dire qu'à l'époque je ne me nourrissais pas très proprement. Je lui mis sa plus jolie robe, la bleue, pour l'enterrer dans notre jardin une fois le soleil couché. C'est dans la baignoire que je compris d’où venait l'odeur et ce que ma femme avait voulu dire lorsqu'elle essayait en vain de m'expliquer qu'elle était "fériée" : elle avait ses règles ! J'avais tué ma femme à cause de ses règles !

 

Une fois la nuit tombée je sortis pour creuser un trou sous le chêne de notre jardin où elle aimait tant s'assoupir. J'y installai un drap en satin rose et je la pris dans mes bras une dernière fois avant de l'y déposer...

 

Cette nuit-là fut l'une des plus longues de mon existence. Je voulais partir. Quitter cette maison où j'avais aspiré le dernier souffle de ma bien aimé. Je passai la nuit sur internet à chercher un lieu où me rendre. Un lieu où je serais utile à l'Homme et aux animaux qui peuplent cette terre. Où je ne ferais de mal à personne.

 

Commenter cet article

lit coffre 23/10/2013 12:26

C'est drôle!